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La dépression en Ontario : Quels sont les facteurs prédictifs d’une première réadmission pour soins en santé mentale ?

Date de publication : le 2 mars 2010

samedi 6 mars 2010, par Institut canadien d’information sur la santé (ICIS)

Selon une nouvelle étude de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), les personnes qui ont déclaré recevoir un soutien, comme l’aide de membres de leur famille ou d’amis, pour la gestion de leur maladie mentale en temps de crise, couraient de 25 à 30 % moins de risque d’être réadmis à l’hôpital en raison d’une maladie mentale dans les 31 à 365 jours après leur première admission en raison d’une dépression. L’étude a révélé que 20 % des personnes hospitalisées pour la première fois en Ontario en raison d’une dépression ont été réadmises en raison d’une maladie mentale dans l’année suivant leur première admission. L’analyse a également démontré que près de la moitié des personnes hospitalisées pour la première fois en raison d’une dépression ont reçu un diagnostic de maladie mentale différent à leur réadmission, comme des problèmes de toxicomanie ou des troubles bipolaires.

L’analyse La dépression en Ontario : quels sont les facteurs prédictifs d’une première réadmission pour soins en santé mentale ? examine les personnes de 18 à 65 ans qui ont eu une première admission en raison d’une dépression ainsi que les facteurs de risque d’une réadmission pour des problèmes de santé mentale. Elle étudie les résultats obtenus à trois différentes périodes de suivi (30 jours, 90 jours et 365 jours) pour la période du 1er avril 2006 au 31 mars 2009. Elle permet ainsi d’établir des distinctions entre les facteurs de risque dont l’incidence a été évidente à court terme et ceux dont l’incidence a été évidente à moyen et à long terme.

L’étude met en évidence plusieurs facteurs de risque liés à la réadmission :

  • Les patients qui étaient plus gravement malades que les autres patients (selon les facteurs cliniques comme la gravité des symptômes de dépression, le risque d’automutilation et le risque pour autrui) au moment de leur sortie étaient plus susceptibles (64 %) d’être réadmis dans les 30 jours suivant leur hospitalisation.
  • Les patients sans emploi étaient près d’une fois et demie plus susceptibles d’être réadmis dans les 30 jours suivant leur sortie que les patients qui occupaient un emploi, tandis que les patients ne faisant pas partie de la population active (c’est-à-dire les personnes retraitées ou celles qui ne cherchaient pas d’emploi) étaient plus susceptibles d’être réadmis à long terme (entre 91 et 365 jours après leur sortie).
  • Les patients qui ont obtenu leur congé d’un hôpital général étaient près de trois fois plus susceptibles d’être réadmis à moyen terme (entre 31 et 90 jours après leur sortie) que ceux qui ont obtenu leur congé d’un hôpital psychiatrique.

 

Voir en ligne : > Télécharger La dépression en Ontario : Quels sont les facteurs prédictifs d’une première réadmission pour soins en santé mentale ? (PDF) 946 Ko