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Remise à Benoist Apparu et Martin Hirsch du 6e rapport de l’ONPES sur la pauvreté et la lutte contre l’exclusion sociale

samedi 27 février 2010, par Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale

Paris, le 25 février 2010


Agnès de Fleurieu, présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), a remis, le 25 février 2010, le rapport 2009-2010 de l’observatoire à Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, et Martin Hirsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

Ce rapport constate que la crise est d’une ampleur sans précédent et a principalement touché les travailleurs pauvres ou précaires, mais également les jeunes.

Il souligne également que la France a mieux résisté à la crise que plusieurs pays voisins, grâce à son système de protection sociale et aux différentes mesures ponctuelles de soutien au pouvoir d’achat, dont la prime de solidarité active, qui sont venues renforcer les « stabilisateurs automatiques ».

Il met également en évidence l’efficacité du rSa, qui permet notamment « de mieux lutter contre la pauvreté des familles de travailleurs » et de réduire « sensiblement la quotité de travail nécessaire pour franchir le seuil de pauvreté ».

L’ONPES s’est mobilisé en 2009 pour mettre en place un système de veille sociale pour mieux mesurer l’impact de la crise et, plus généralement, l’évolution de la pauvreté. La mise en place d’un baromètre conjoncturel de la pauvreté permettra ainsi de disposer de données d’analyses plus rapides en ce domaine.

Le rôle de l’ONPES est aujourd’hui amené à évoluer, en lien avec l’objectif du Gouvernement de réduire d’un tiers de la pauvreté en cinq ans et avec la stratégie nationale de prise en charge des personnes sans abri ou mal logées.

Ils souhaitent notamment que l’ONPES puisse garantir :
- une meilleure articulation des moyens statistiques, de recherche et d’évaluation, qui concourent à la connaissance des phénomènes de pauvreté et d’exclusion, quels que soient les ministères dont ils dépendent (le logement, la santé, l’éducation nationale) ;
- un lien plus fort entre l’observation nationale et l’observation locale ;
- un suivi de l’ensemble des problématiques liées à la pauvreté et à l’exclusion : outre la mesure du mal logement que j’évoquais, les missions de l’ONPES doivent être élargies à des problématiques fondamentales comme la précarité énergétique, ou encore l’exclusion scolaire.

Benoist Apparu et Martin Hirsch ont souligné le travail remarquable de l’ensemble des membres de l’ONPES et tout particulièrement l’engagement personnel d’Agnès de Fleurieu, à la tête de l’Observatoire depuis 2005.

Enfin, ils ont annoncé que Julien Damon, Professeur associé à Sciences-Po, sera nommé président de l’ONPES le 1er mars prochain. Il sera chargé de formuler des propositions de refonte des missions de l’observatoire et de l’organisation de ses travaux d’ici au 31 mars.

Voir en ligne : http://www.onpes.gouv.fr/IMG/pdf/CP_ONPES.pdf